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"Kiss me, Kate" au Théâtre du Châtelet
Déception cruelle pour moment tant attendu !...
Un « Big Show » à l’américaine aux effets techniques brillamment rendus par une distribution et une scénographie impeccables sur ce point. Mais l’ensemble ne convainc pas, à l’image de certains décors de carton-pâte étonnamment désuets. Nous n’y croyons pas suffisamment pour être emportés. C’est long et ennuyeux, sans doute par le manque criant de musicalité propre au jazz et à la faiblesse des jeux de comédie.
Les parties parlées, nombreuses et importantes dans l’histoire, ne semblent pas être jouées avec aisance. Nous assistons à beaucoup de surjeux ou d’entrées de clowns pas vraiment heureuses.
L’interprétation musicale des lyrics et des numéros dansés fait défaut. Nous sommes loin de l’esprit de Cole Porter, de ses « ballets jazz », de ses célèbres mélodies solo comme « My Heart Belongs to Daddy » dans Let’s Make Love et des duos comme « Night and Day » dans l’une des séquences cultes les plus « glamour » avec Fred Astaire et Ginger Rogers dans The Gay Divorcee.
Pas de swing ou si peu dans les chants solo, duos ou d’ensemble ni dans les chorégraphies. Les voix sont belles, propres et posées mais restent dans le registre de l’opérette, pas de la comédie musicale. Les danseuses et les danseurs semblent très concentrés sur leurs pas et sur leurs effets dans un style plus proche des acrobaties circassiennes que celui de la comédie musicale. Le numéro de claquettes en est un exemple : Au point techniquement mais aucune sensation.
Par ailleurs, la soprano Christine Buffle et le baryton-basse David Pittsinger, très bons, sont plutôt des habitués des plateaux d’opéra. Ceci expliquerait peut-être cela…
Trop peu de swing, de « bounce », de grâce, d’élégance et de comédie. C’est très beaucoup dommage, non ?

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