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Les « 26000 couverts » construisent de spectacle en spectacle leur légende. Même si cette formule ne conviendrait sans doute pas à leurs egos qu’ils semblent tenir dans une discrétion fine et délicate de comédiens sages, attendant de jouer leurs rôles avec dévouement et simplicité, liée sans doute à leurs origines provinciales. Comment ? Si, si, tout le monde le sait.

Mais quand même, Eugène, il y a un truc ! Qu’est-ce qui les conduit à se laisser aller de la sorte à cette propension extravertie de bateleurs de foire ou autres forains, de clowns sans vergogne, de Sganarelles maquillés en Arlequins, de Colombines cachant une bombe dans leur soutif ? Ils sont fous ou bien ? Bon, ils sont de Dijon, c‘est peut-être une explication à ce lâcher prise. Pourtant, il y a quoi à Dijon, à part les faux-nez ?

Sans rire ! Quoiqu’avec eux, c’est plus qu’improbable… Nous savons en les retrouvant que nous serons pris de court à chaque instant, surpris par l’impossible, emportés par l’inattendu, bousculés par l’absurde, chahutés par le fourbe, l’osé, le faux vrai, prévenus que toute logique sera vaine, que toute hypothèse cherchera sa synthèse comme la mère Michèle sa pipe (oui, bon).

Et bien là, Lisa, c'est reparti ! Ils nous surprennent et nous cueillent encore une fois, dès le début du spectacle jusqu’aux derniers saluts. C’est un tourbillon de gags et de ruptures, de ratés calés et de chansons justes, de chaos et de scènes de rémission. Tout le public est hilare. Une vraie tuerie où le foutraque règne !

L’argument est pourtant simple. Dans un décor de désordre de coulisses ou de plateau de création, une troupe de spectacle de rue montre au public la répétition générale de leur sortie de résidence. Le thème du spectacle est la mort, rien moins, Alain. Même si le texte ne dévie pas de son fil, Ariane, tout part en vrille et rien n’est épargné, Dédé.

Tout est possible et peut venir de partout, tout se mélange… ils mentent comme ils respirent, ils cassent tout, même les plus simples conventions du théâtre. Mais l’ensemble est au cordeau. Du beau et bon travail ciselé. Chapeau bas, la compagnie !

Le rire est permanent et de différents niveaux. Qu’il soit salvateur, réactif, moqueur, protecteur ou cérébral, chacun s’y retrouve, jusqu’au fou-rire… Nous n’avons pas le temps de finir un rire qu’un autre a commencé. Du théâtre de plaisir. Un gigantesque délire. Un incontournable et hilarant divertissement savamment ficelé. Un conseil ? Y courir !

 

Écriture collective sous la direction de Philippe Nicolle avec l’extraordinaire collaboration de Gabor Rassov. Mise en scène Philippe Nicolle, assisté de Sarah Douhaire. Création musicale Aymeric Descharrières et Erwan Laurent. Création des lumières d’Hervé Dilé. Création des costumes Laurence Rossignol, Camille Perreau et Sigolène Petey. Postiches de Céline Mougel. Construction de Michel Mugnier. Avec Kamel Abdessadok, Christophe Arnulf, Aymeric Descharrières, Servane Deschamps, Pierre Dumur, Olivier Dureuil, Anne-Gaëlle Jourdain, Erwan Laurent, Michel Mugnier, Florence Nicolle, Philippe Nicolle et Laurence Rossignol.

 

Du mardi au samedi à 20h30 – 106 rue Briançon, Paris 15ème – 01.56.08.33.88 - www.lemonfort.fr

- Photo © Christophe Reynaud de Lage -

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