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Ce spectacle est un bain de douceurs, de merveilles et de délices dans lequel les sensations qui s’échappent des éclats de vie de Gaël Giraudeau nous enveloppent, nous transportent et nous font voler parmi les oiseaux bleus ou lyres.

Le personnage incarné par Gaël Giraudeau distribue des plaisirs comme un vendeur de pommes d’amour, charmeur et souriant. Ce jeune comédien fait un parfait narrateur, conteur et chanteur dans cette farandole de poésies et de chansons dont Prévert et Kosma se régaleraient, assis parmi nous, laissant sourire leurs émotions, jouissant des surprises cachées qui surgissent en abondance.

Gaël Giraudeau, accompagné du pianiste Fabrice Bibas ressemblent à deux copains sortant de l’école, complices et réjouis, courant sur les chemins de traverse pour voir ce qu’ils trouveront derrière le bonhomme de neige assis au coin du feu, avec son chapeau et sa pipe en bois ou à la chasse à l’oiseau rouge et immense.

Voici un respectueux et bel hommage au réalisme poétique de Prévert. L’écriture du spectacle sous la plume de Catherine Morrisson est finement élaborée à partir de chansons et de poèmes. Elle relève du travail d’orfèvre. Tout est précis, la mécanique fonctionne, la magie prend et le plaisir est là, traversant et prégnant. Un régal.

Nous nous surprenons à attendre les propos rieurs, chaleureux et bienveillants de ce magnifique saltimbanque pour savoir si c’est pour rire ou pour pleurer, pour jouer ou pour rêver qu’il va nous entreprendre.

Comme l’enfant qui raconte une bêtise avec les couleurs du rire dans les yeux. Comme l’amoureux ému, déçu ou heureux, qui chante une ritournelle. Comme un personnage lunaire aux allures de Jean-Baptiste ou de Garance qui s’empare d’une poésie comme d’autres cueillent une fleur, pour nous la donner, pour nous plaire ou nous consoler, pour rechercher nos sourires avant que des larmes viennent.

Car c’est beau ce qu’il dit ou chante. Car ils sont émouvants ces textes et ces partitions qui ruissellent d’amours accomplis, rêvés ou attendus, d’images folles ou tristes, souvent joyeuses. Ici, la vie fait la nique à la mort, l’instant est bonheur, il ne nous échappe pas.

Un très beau spectacle, plein de gaité et de poésie, de mélancolie et de plaisir. Incontournable, je recommande vivement.

 

Écrit et mis en scène par Catherine Morrisson, assistée de Sonia Erhard. Scénographie d’Antoine Musset. Lumière de Catherine Richaud. Stylisme d’Alexis Maillard. Conseil artistique de Fernand Berenguer.

Avec Fabrice Bibas au piano et Gaël Giraudeau.

 

Le samedi à 17h00 et le dimanche à 19h00 – 71 bis boulevard des Batignoles, Paris 17ème – 01.42.93.13.04 – www.studiohebertot.com

- Photo © Catherine Morrisson -

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